Blog

Un blog pour mes "déblogages" cérébraux. La vision de  mon petit globe quotidien, le monde dans lequel j'évolue, fait des faits de saison (divers, d'été, etc...), agrémenté d'un soupçon de poésie, d'une note de dérision et d'un grain de non sens.
Pas de grandes théories philosophiques, d'analyses socio-politiques, d'hypothétiques avis intellectuels.
Juste les petits riens du temps qui passe, ce temps imparti dans un espace défini.
Vos avis m'intéressent, laissez-moi vos commentaires, ce qui vous fait fondre, vous fait vous morfondre, venez "débloguez" avec moi...à tout de suite...

 

P.S: dans le menu vertical vous retrouverez les derniers billets, ainsi que tous les autres classés par date dans "archives du blog".

Vinaigrette

J'ai réparé mon vinaigrier, mis de l'huile sur mon clavier, j'ai salé mes propos, pimenté mes idéaux, la moutarde m'est montéee au nez mais la mayonnaise n'a pas pris. La source des mots est-elle tarie? Que nenni. Il suffit de dégourdir les doigts, exercer le poignet, décrasser le cervelet, le nettoyer de ses impuretés et retourner puiser les lettres à la source d'origine. Est-ce un sourcier sorcier qui a créé les mots? D'où viennent-ils?  Qui a parlé le premier?
Mr Cro-Magnon est parti à la chasse, Mme cueille des B, ils se retrouvent le soir autour d'un feu de joie, à supposer  que le feu ait été inventé, ils regardent la Lune en grognant. Une émotion les saisit, un frisson dans l'air du soir. Des loups hurlent dans le lointain, un troupeau de mammouths soulève la poussière. L'homme pointe son index vers le ciel, remue ses lèvres, un son informe sort de sa gorge, la femme l'imite. Ce n'est pas très beau à voir. Leur visage se déforment et les bruits de leur bouche n'en finissent pas de les surprendre. Ils essaient de répondre aux loups, ouh ouh puis au chat qui passait par là. Miaou, ouh, miaou, ouh, une cacophonie dans la nature immaculée. L'homme et la femme mus par leur trouvaille se mettent à danser autour du feu, ils rient, ils sont heureux mais ne le savent pas. Au bout de la nuit, éreintés, la femme s'allonge, lève son bras, pousse un soupir de contentement "moon". Le soir venu, lorsque la Lune apparaît à nouveau, l'homme reproduit le même son, les loups, le chat reprennent à l'unisson.
C'est ainsi que naquît le premier mot de la civilisation. c'était déjà de l'anglais et bien sûr c'est une femme qui l'a prononcé.

Extralucide

Extralucide

De Kourou à Baïkonour
J'ai fait le tour
Plus rien à espèrer
De ce vieux rocher
Ne reste qu'à s'envoler
Flotter sans peur en apesanteur

J'ai la vision extralucide
De cette particule dans le vide

Un coup de pied dans le ballon
Séisme 10 sur l'échelle de Richter
Sans conséquence pour l'univers
Comme je le dis dans ma chanson
Ce vieux rocher
Ne tourne pas rond

J'ai la vision extralucide
De cette particule dans le vide

Départ de Cap Canavéral
A la recherche d'un idéal
Une combinaison sidérale
L'habit ne fait pas le curé ou le moine si vous voulez
Mais pour le trouver son idéal faut s'élever
Au-dessus des préjugés

J'ai la vision extralucide
De cette particule dans le vide

Le compte à rebours a commencé
Impossible de l'arrêter
Je scrute la nuit, étrange toile
Décollage imminent direction les étoiles
En bas le bleu profond de l'océan
Les souvenirs, la vie d'avant

J'ai la vision extralucide
De cette particule dans le vide

La galaxie en expansion
A éclaté, bulle de savon
J'avais bien calculé mon coup
Plus la moindre particule de caillou
J'ai eu la vision extralucide
Que tout ça finirait dans le vide

Errance

Un chemin de mots égrénés sous le vent, chapelet de jours, de lumière et de nuits. Au loin l'espoir d'un rocher, d'un caillou, un cri  "terre" avant le naufrage, avant le désenchantement. Quête obstinée d'oxygène, croyance d'acier en un ailleurs dépourvu d'humanité.
L'air saturé assèche les gorges, il faut courir vers plus tard, haïr les ciels de pleine Lune et les soleils ardents. Courir, se terrer et se taire. Traîner ses pieds dans la poussière, tomber, se relever, ramper, bouffer du sable, avaler des couleuvres, les digérer, recommencer. Les oasis s'effacent et la peau se craquèle. Fissures. Préférer la nuit noire emplie de fantômes, de démons du passé. Aujourd'hui n'est plus qu'un pâle instinct de survie. Derrière soi, des certitudes, devant, des possibles. Entre les deux, des déserts peuplés de doutes, une mer houleuse, des regards hostiles. La douleur se manifeste à chaque pas, chaque inspiration. Il n'y a plus de caillou dans la chaussure, il n'y a plus de chaussures. Il n'y a plus que le bruit intérieur de la souffrance. Il n'y a finalement plus que le silence.

Le champ du cygne

La fée sombre et son grand canard déambulent sur leur lac noir. Il fait froid, un froid de canard forcément. Leurs os fragiles se cassent peu à peu comme du verre. Le froid n'a jamais cassé de patte à un canard, mais soit. Quoiqu'il en soit, ce n'est pas canard, c'est un cygne au long cou gracile. La fée est une luciole inversée. Pauvres hères perdus, dévolus à une fin certaine. Un loup sorti d'un bois hurle à la mort, aboyeur public spécialiste des décors sordides. Il n'est même plus carnivore, il se nourrit de phytoplancton, par désespoir et conviction. Sa louve est partie vers l'est , ses louveteaux sont devenus scouts, de mâle alpha, il se retrouve gros bêta. Alors il aboie quand les circonstances s'y prêtent. Après avoir vengé sa peine sur une jolie biche effarouchée, il a juré de faire pénitence. Comme le phytoplancton se fait rare en cette saison, il est devenu expert en permaculture. Il hésite entre cette alternative et se laisser mourir de faim. Mais qui hurlerait à la mort?
La fée sombre et le canard boiteux vivent leurs dernières heures. Il se traînent sur le lac gelé, ils n'ont même pas eu l'idée de se mettre à l'abri dans la forêt. Le vent se déchaîne, il adore ça en pareilles circonstances. Un hérisson traverse, nonchalemment, comme pour ajouter du piquant puis va réveillonner avec son hérissonne. D'ailleurs minuit sonne, beaucoup plus loin parce que là il n'y a pas de clocher. Le froid, le vent et deux malheureux au milieu d'un lac noir

A la bonne heure

Il n y'a plus d'heurs au réveil de mes nuits, une longue insomnie qui se poursuit le jour. Les aiguilles continuent leur immuable rotation et je me demande pourquoi je continue à aligner des mots sans raison. Pour faire avancer l'aiguille sans doute, pour combler les doutes, combler ces trous sur la route. Il suffit parfois de peu pour qu'elles raccourcissent et de pas grand chose pour qu'elles deviennent interminables. Et les aiguilles se plantent dans la chair de ceux qui espèrent, une fois plantées,banderillas éphémères, forcément elle ne peuvent plus avancer. Les chairs irritées gonflent, se putréfient et finissent par choir quelque part, là-bas plus loin. Les aiguilles inoxydables du temps reprennent leur course, il n'y a décidemment plus d'heurs pour les lents.

Sans verbe et sans A

Un cygne noir, une nuit, seul . Une étendue de givre, une lune voilée, des conifères, du vent. L'espoir six pieds sous terre.Pleurs gelés. Personne, juste son reflet déformé. Derrière un bosquet, une petite fée sombre du nord, un sourire, une discussion:
     -"Solitude". Pirouette
        -"Cygne noir." Révérence
        -Intriguée. Tes congénères?
 
     -Plus loin sur l'hémisphère. Moi,quelques plumes gelées, le bec rempli de désespoir, un poids trop lourd pour leur envolée
       -Triste histoire.

       -Et toi, Solitude, une définition de toi-même?
      - Oui, depuis mon éclosion, un choix, peut-être une exclusion provoquée. Mes soeurs blondes, toutes en légèreté, moi, sombre brûlée sous les lumières.
      -Heureuse ou son opposé?

      -Plus de question pour moi sur ce sujet, une vie, point.Un jour, puis un jour puis un jour, puis un toujours. Point
      -Une rencontre en contrée des mots non interdits ? Un sourire
     -Un glissement sur le sol gelé. Une subtile pirouette.

Le cygne noir et une petite fée sombre du nord, une rencontre inédite, tourbillons et pirouettes, glissements et révérences, de jour en jour, et puis toujours.
    

 

Avec

Avec ou sans verbe, il n'y a pas de cygnes sur les lacs gelés. Ils sont simplement allés de l'autre côté, là où l'air est plus clément. La migration du cygne noir en pays tropical est bien connue. Il traverse l'Europe de part en part et part vers des contrées inconnues. On les confond souvent  avec les nuages noirs de l'automne, avec des nuées de cafards, dont ils font d'ailleurs ripaille lors de leurs grandes envolées. D'aucun prétendent qu'ils tiendraient leur couleur de ces misérables cloportes . Ils gobent aussi quelques bourdons au passage puis vont digérer sur un rocher en lisant le Spleen de Baudelaire. Ainsi passent les saisons au gré des migrations. Quelques uns se font broyer par un Boeing ou un Airbus long courrier, d'autres meurent simplement de chagrin ou d'épuisement. Ils partirent 1000, il revinrent 600. Une perte de 40% de la population de cygnes noirs n'émeut personne, oserai-je l'autruche, non.
Quelques uns préfèrent rester dans le froid, il périssent congelés mais dignes. Autrefois ils ornaient les banquets de tous les rois de France, malgré une chair peu goûteuse et coriace. Abandonnés au profit des oies grasses, ils furent donc promis à une vie d'oiseau oisive. Point n'eurent cette chance leurs congénères cirrhotiques. En plus d'être gavés les voilà maintenant grippés. Que vont grailler tous ces malheureux carnivores au réveillon?

Comme un oiseau sans verbe

Un cygne noir  au-dessus d'une mare gelée , pas de verbes pour une hypothétique action, d'éventuelles interrogations.
Un vent glacé autour de la mare plus des milliers de cygnes immaculés. La solitude du cygne noir dans un courant d'air froid. Quelques lueurs de la fin du jour, la décroissance de la lune en surface. L'errance, un vol désespéré, un ciel sans étoile. La lassitude, la nuit, la mince couche de glace, l'oiseau en  suspension, longues plumes blanches de givre, les affres de sa condition. Tentation de la chute, tentative de dissimulation? Ephémérité du givre, persistance de la noirceur. De hauts sapins sombres dans ce décor maussade, une mare trop petite pour un partage de territoire.
Au terme d'un sordide tournoiement, ascension vers le firmament, des vents favorables  ou des vents contraires. Là-haut dans les airs ou le bec à terre?

K.Otique

L'écho du chaos résonne dans les crânes vides, un écho virtuel de mots automatiques, comme des mitraillettes aux regards assassins dans des déserts en feu. Des pleines lunes aux pouvoirs maléfiques répercutent leurs ondes à travers des rideaux de pluies acides. Un soleil noir inonde de sa lumière les pas vers le cimetière. Des tombeaux ouverts  conduits par des vampires assoiffés roulent vers d'autres galaxies. Petites planètes plates, galettes en gravitation soutenues par des millions de papillons. L'écho sourd du chaos peut ressembler à un ver luisant.

Calendrier de l'avant

Autrefois jadis naguère (à lépoque pour mon agafarot) pas de virgule mais des parenthèses c'est mon blog je fais ce que je veux; le calendrier ne revient jamais en arrière. Une lapalissade grosse comme le nez au milieu de la figure de Cyrano à Bergerac (la figure à Cyrano de Bergerac ça marche pas mais à Bergerac si, je l'ai vu).
Juste une envie ridicule de jouer avec le calendrier de l'Avent, attendre en bouffant des chocolats dégueulasses de provenance douteuse (sans doute de plantations du temps béni des colonies où les enfants n'ont jamais cru au père Noël et Dieu m'est témoin même pas en lui ou alors ils font semblant par manque de clairvoyance).
Fallait bien inventer quelque chose pour remplir le caddie de la ménagère en attendant , je ne trouve même pas le mot, ça vient je l'ai sur le bout de la langue, pff, l'indécente opulence de papier cadeaux déchirés, de cris d'enthousiasme devant le dernier Iphone 10 inédit pour le môme de 4 ans tandis que son frère hurle d'indignation parce que l'écran plat n'est pas en 4D (he oui mon gars si tu le voulais en 4D fallait pas le commander plat). Les petits lutins chinois ont pourtant bien oeuvrés pour le père Noël et pour des clopinettes.
Et tous ces sapins morts qui vont s'entasser une fois que tout le monde aura vomi son foie. Ils sont nés pour ça, comme toutes ces fleurs fânées, nous aussi ceci dit.
Vous l'aurez compris j'aaddorre Noël. Sur ce, je vais aller faire mes courses

Bouh!

Peur de semer plus que de désherber mes soucis, peur de ne plus plaire aux lecteurs, peur que mon ordinateur ne meure, peur archaïque, peur arachnéïque à ne pas confondre avec la peur des araignées. Je n'ai pas peur des araignées, j'aime bien celle que j'ai collé au plafond, même si parfois elle me plonge dans les bas-fonds, les tréfonds, les eaux saumâtres d'un puits profond. Voilà que le sommeil me grignotte et je pense à souris. J'ai horreur des souris et des rats aussi. Je ne sais pas pourquoi. J'imagine ces bestioles qui s'immiscent et grignottent, insidieusement, l'air de rien, ça fait scritch scritch dans le plafond et mon araignée n'aime pas être dérangée. Pire que le rongeur, son prédateur, le Sssnake, sournois, fourbe, il oondule monstrueusement, beurk. Bref tout le monde s'en fout de mes peurs. Et le sommeil me digère pour me recracher dans quelques heures. Il fuira quand je voudrai le rattraper, me fera un pied de nez et me laissera avec ma fatigue mes peurs et mon araignée.
C'est vraiment très intéressant

Suite et fin

Parce qu'il faut avancer coûte que coûte, oubier les rêves et les mochemars (même les néologismes s'accordent en genre et en nombre). Faire fi des anniversaires heureux ou malheureux. Tentation de mémoire et devoir de l'oubli. Oui oublie hurle mes mois (ceux de Sigmund, pas du calendrier). Oublie les douleurs et souviens-toi du futur, pas sûr qu'ils soient très doués en conjugaison ceux là.
Rappelle-toi Barbara, il pleuvra sans cesse sur Brest ce jour là, rappelle-toi cela, n'oublie pas. Si Jacquot s'en mêle, cela va tourner à l'inventaire et je serai toujours là alors qu'on m'attend ailleurs. Et puis que viendraient faire deux ou trois ratons laveurs là dedans, peut-être nettoyer mes vitres s'ils en ont envie, autant qu'ils servent à quelque chose. Un frigidaire, une armoire à cuillères...j'ai la mémoire qui flanche alors je vais laisser mes deux illustres amis qui ne me connaissent pas se retourner tranquillement dans leur tombe. Fait pas trop froid là-dedans?

Mochemar

La fatigue s'abat sur les mots au terme d'une nuit agitée, lourde de rêves inaccessibles au corps et à la conscience.Que représentent donc ces images fugaces produites par notre subconscient?  Je n'arrête pas de faire des fautes de frappe que je tente de corriger au fur et à mesure, mais c'est de pire en pire. Par exemple produites était devenu procuites; des images procuites, sont-elles déjà prédigérées pour se révéler au mieux à notre état d'éveil. Pourquoi je mets des guillemets à la place d'une apostrophe? Pour atténuer la signification du mot? Les fautes d'orthographe auront-elles un impact sur notre moi profond? Freud est trop loin dans ma mémoire. Peut-être est-ce juste un manque d'entraînement sur ce clavier électronique. Tout ceci pour dire que je ne comprends rien consciemment  à mes rêves, qu'ils m'échappent aussitôt que ma conscience essaie de s'en saisir. Ils laissent pourtant sur mon corps des stigmates de leurs significations. Je me réveille en nage comme si j'avais dû affronter des démons toute la nuit. J'ouvre la fanêtre, tiens une faute que je ne corrige pas, telle un exemple. Une fenêtre fânée, incapable de renouveler l'air vicié de ce cercle vicieux. Un peu d'air glacé de la nuit me parvient malgré tout, je respire dans un état de semi conscience. Les mots font des fautes parce que ce ne sont pas eux qui veulent me parler. D'une fanêtre entrouverte, j'essaie de démêler le faux du vrai. Mais voilà qu'ils reviennent avec leurs gros sabots, homonymes du subconscient, le faux, la faux, camarde ou outil pour désherber les soucis. Dans un jardin motager, allez savoir. Il me reste les néologismes et l'écriture automatique tic pour expliquer ce qui ne peut l'être. Et voilà que Jean- Sol Partre fait son apparition au bras de la duchesse de Bouvouard. Le nénuphar s'étend dans les circonvolutions de mon cerveau. Je ne comprends absolument plus rien. la pièce est exigue avec un accent circonflexe quelque part, les gens trop nombreux, un artiste panse ou pense les éventuelles blessures de mon moi intime, l'atmosphère est irrespirable, j'étouffe, vite une fanêtre. Etre fânée dans un jardin motager, tel n'est pas le but alors quel est-il?

P'art-age

Tout s'achète, se consomme (ou pas) puis se jette. Des carottes à l'humain, en passant par mille babioles faites la plupart du temps pour épater son prochain. Dictature de l'immédiateté, on ne répare pas plus les objets que les coeurs brisés. Le black friday traverse l'Atlantique,une nation qui invente toujours le pire parfois le meilleur. En opposition à cette frénésie de consommation du vendredi noir, des artistes ont eu l'idée de déposer leurs oeuvres dans la rue et de les offrir aux passants. Une grande chasse au trésor au nom de l'art et du partage.
On dépose où cela nous chante, dans un arbre, au coin d'une fenêtre,sur un banc, au bout d'une rue, le promeneur tranquille pourra glaner de ci de là une création unique. Un petit papier explicatif précise que c'est un cadeau offert à tous. Prends-le promeneur tranquille s'il est à ton goût, délecte- toi de cette trouvaille, un autre humain te la donne, il y a mis une partie de lui, une infime part de soi offerte à un inconnu.
J'ai passé cette journée à Bram, petite ville de l'ouest audois, où des coeurs et des âmes généreuses ont relayé cette initiative. Merci de m'avoir donner l'espoir de croire encore un peu à l'humanité. Et réfléchissez-y à deux fois avant de jeter, les plus vieilles choses peuvent renaître de leur cendre

Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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