A la bonne heure

Il n y'a plus d'heurs au réveil de mes nuits, une longue insomnie qui se poursuit le jour. Les aiguilles continuent leur immuable rotation et je me demande pourquoi je continue à aligner des mots sans raison. Pour faire avancer l'aiguille sans doute, pour combler les doutes, combler ces trous sur la route. Il suffit parfois de peu pour qu'elles raccourcissent et de pas grand chose pour qu'elles deviennent interminables. Et les aiguilles se plantent dans la chair de ceux qui espèrent, une fois plantées,banderillas éphémères, forcément elle ne peuvent plus avancer. Les chairs irritées gonflent, se putréfient et finissent par choir quelque part, là-bas plus loin. Les aiguilles inoxydables du temps reprennent leur course, il n'y a décidemment plus d'heurs pour les lents.

 

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