Pont de pierre

Nougaro sur les bords de la Garonne sifflote un air un peu parti, un peu naze, sorti d'une boîte de jazz, le blanc qui chante Toulouse, le noir qui chante I was born to loose. Les mots des autres, quand les siens ne suffisent plus, quand la ville rose s'enflamme sous les rayons d'un été tardif.
Quand la Garonne ronronne sous le pont de Pierre, un Rigal pour les sens à fleur de peau, pour les initiés seulement. Les néophytes emprunteront le Pont Neuf comme il se doit, pour se rendre rue du Pont Vieux, déguster un plateau de sushis coréens. Chacun regagnera ensuite son train, son avion, son vélo, son auto, pour un ailleurs incertain.
Des liens tissés comme des toiles d'araignée, balayés par un coup de balai. Des rencontres, des hasards, de l'art. Dernière barrière contre la folie, étincelle de vie. Les corps s'entortillent, s'émotionnent, se contorsionnent. De l'autre côté du décor, les peaux frissonnent, les yeux s'embuent, le coeur s'accélère, les lèvres dessinent un sourire muet et béat.
 

 

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