Mars 2011

C'est fort !

Quand les métaphores sonnent trop fort, les lourds nuages gris s'en vont fondre vers des pays de glace, terres gelées inhabitées, blanc paradis ?
Les images affluent dans tous les sens, à tous les coins de rues, les métaphores suspendues à des photophores révèlent des nuances plus ténues.
Les métaphores ne veulent rien dire, au mieux des sémaphores dans la baie du Bosphore, au pire des mots à enfouir dans les derniers vestiges d'un empire en déclin, d'antiques amphores.
J'aurais pu continuer, encore, mais je ne trouve plus de rimes en -phore, mon cerveau est en train d'être grignoté par un doryphore, plus moyen de cogiter, il a cramé tout mon phospore !

Solitude

Un jour. Trop tard. Un numéro aux abonnés absents. Désuet. Messagerie vocale. Voix standardisée. S.O.S amitiés en danger.
Un jour. Trop tard. Le silence. L'indifférence. Les gens déambulent dans leur bulle. Les autres. Une notion passagère.
Un jour. Trop tard. La résonnance. Le vide. Les mains se desserrent. En guise de dessert. Une amande amère. Des sourires déguisés.
Un jour. Trop tôt. Un signe de croix. Signe de dévotion. Ou d'abandon. Barrée. Ou supplément d'âmes. La croix de l'addition. Ou une croix partagée, alors égale à une soustraction. 1/2 +=-
Solitude des nombres premiers. Rien à ajouter.

Heure d'été

Aujourd'hui un pull noir. Le dimanche n'est pas un jour d'espoir. Toujours l'écharpe rose pour assortir au liseré des baskets. Kitsch à souhait. Il faudrait que je songe à maquiller mes joues et mes paupières de la même couleur.

Mais il me vient une autre idée, qu'a dit le curé ce matin à la messe de onze heure ? Aimez-vous les uns les autres, serrez-vous la main, soyez tous frères?  Et attendez le ite de la fin pour aller cracher votre venin loin des bénitiers et des grenouilles croassantes.
Aider son prochain. Son prochain quoi ? Son prochain ami, son prochain voisin, son prochain concubin, non ça c'est pas permis, son prochain mari, le prochain train c'est à quelle heure ? Pour aller où, vers qui? Vers des pays en pleurs d'où les prochains sont partis, vers des pays lointains sans prochaine accalmie, vers des pays en guerre où les prochains frères iront se sacrifier ? Vers des pays en paix d'où le mot prochain s'est échappé ? 
Faut-il aimer le dimanche pour être curé ? Pour raconter à ses agneaux , ses brebis égarées que ça vaut le coup de se lever tôt.
Un dimanche avec une heure en moins c'est plutôt bien.

Qui

Qui se soucie des corps malades, des âmes blessées ? Qui se soucie des failles, des fissures presques invisibles qui craquèlent les murs ? Qui les voit, qui les entend ? Qui se préoccupe des fêlures, des os cassés, des élans brisés ?
Qui recueille dans sa main les larmes lourdes du chagrin ? Qui répare, qui console ? Qui voit l'humanité dans sa plus grande nudité ? Qui accompagne la vie jusque dans son dernier souffle ? Qui apaise la folie du jour, les angoisses de la nuit ? Qui répondra dans l'urgence ou fera preuve de patience ?
Qui refroidira les brûlures, attiédira les soirées de glace ? Qui posera sur la plaie qui suppure un regard cicatrisant ? Qui fluidifiera le sang qui stagne dans les veines, paralysé par trop de peine ? Qui tracera la carte électrique du coeur ? Qui soulagera les douleurs ?  
Du premier cri à l'agonie, vous n'aurez qu'une seule amie. Qui ?

Rose

Aujourd'hui, j'ai mis un pull rose, optimisme démesuré? Une écharpe assortie, rose et dégradé de gris, très jolie. Sur mes baskets, un liseré rose contraste avec le noir, c'est du plus bel effet.
Et puis je suis allée me promener, je me croyais en plein après-midi, pourtant il faisait nuit. Je n'ai pas compris. Le soleil brillait mais il était noir, la lune était allée se coucher sans trop d'espoir.
Je décidai de faire comme si de rien n'était, quelques oiseaux chantaient, des voitures passaient, les phares allumés. Des chardons aux fleurs noires s'épanouissaient sous mes yeux, les cailloux blancs luisaient sur le chemin. Les amandiers et les cerisiers sauvages affichaient des fleurs noires. Un chat surgit dans le décor, noir de tout évidence, il ne manquait plus qu'un corbeau mais il ne vint pas. Le vent soufflait un souffle noir, il s'était matérialisé comme dans les livres pour enfants, je voyais sa grande bouche sombre cracher de l'air noir.
J'avançais dans ce singulier paysage, intrus rose au milieu du noir, c'était à ne rien y comprendre et je n'y compris rien.

Billets

Un billet matinal, pas banal, une carte de métro, bien trop tôt
Une place de théâtre, opiniâtre, un ticket de cinéma, panorama 
Combien de billets d'euros pour un fauteuil à l'opéra?
Billet d'absence, fin de séance, un billet doux, quelle provenance?
Billets d'avion, allers et retours, billet trop court pour mots d'amour
Billets froissés, poche de pantalon, coupures cachées sous les jupons
Billet rose des maisons closes
Billet vert, pétrodollar, pour des barrils d'or noir
Billet promesse, attestation, remboursement
Billets d'espèces pour le paiement
Faux billets, tricherie
Billets gagnants des loteries ?
Billet de sortie, tout est fini ?

La chaise

Une chaise bancale dans la baie de Cancale, il lui manque un barreau, perdu à Saint-Malo. Seule au milieu de l'eau, elle se sent inutile, aimerait bien qu'un marin la prenne dans sa flotille. Peut-être qu'un matelot me transformera en radeau se disait-elle, ainsi je pourrais découvrir du pays, naviguer sur les flots.Quand je pense que je suis restée immobile dix ans à cette terrasse de bistrot. Et deux demis, une menthe à l'eau, puis trois cafés, dix diabolos, quinze Ricard, douze Pernod, quelques verres d'eau, ce n'est pas marrant tous les jours de supporter le poids des gens. Le pire ce ne sont pas les gros, ce sont les maigres aux os saillants, ils n'arrêtent pas de gigoter comme si une aiguille les piquait. Les gros, eux, restent tranquilles, ils se calent et ne bougent plus de peur de basculer. Quand je suis devenue bancale, après avoir déménagé, ni une ni deux, ils m'ont jetée. Ils ont fait semblant de m'oublier, et hop, la marée m'a emportée. Je me suis coincée le pied dans une bouée, pas moyen de m'en dépêtrer.
Aujourd'hui, je suis toujours là, les vagues me caressent, me consolent et me bercent, mais j'attends mon marin. Il aura de grandes mains tannées, il me saisira d'un doigt, me fera tournoyer puis il m'emmènera au loin. A Gibraltar, à Zanzibar? Quand il aura trouvé sa destination, il s'assiéra et tous deux nous regarderons l'horizon. Puis nous repartirons visiter des capitales, les gens se retourneront, ce ne serait pas une histoire banale que de voir un marin voyager avec une chaise bancale.
( c'est plus joli qu'un écureuil qui se fait bouffer par une pie) 

Ca ne va pas mieux, merci!

J'ai vu deux écureuils qui se poursuivaient sur un tronc de peuplier dans le fond de mon jardin. Et une pie qui picorait des vers de terre dans l'herbe tendre ce matin. Non, vous pouvez continuer, ils sont en parfaite santé. Il semblerait donc que tout cela ne fut que le fruit de mon imagination, de mes extrapolations. Je ne sais même pas si la pie aime les écureuils. Disons que non pour ne pas susciter d'émotions. 
Donc nous y voilà, c'est le printemps, du soleil et des nuées de moucherons, qui finiront par se faire gober par les crapauds du bord du ruisseau. Eux au moins ne sont pas perfides, ils attendent la bouche ouverte avant d'aller se faire esclaffer en recherchant leur dulcinée (se faire esclaffer chez nous ça veut pas dire rigoler, ça veut dire ce que ça veut dire, se faire aplatir comme une crêpe, les boyaux à l'air).
Non, décidément rien ne m'inspire dans ce printemps, pas même les petites fleurs des champs.
Allons un petit effort, une petite rime bucolique pour saluer l'événement. Bon mais alors tout petit.

Bucolique petit poème
Aujourd'hui c'est le printemps
Et des mots vers toi je sème
Vers toi que j'aime tant

Tu fais refleurir les arbres
Et remet du baume au coeur
Ton soleil n'est pas de marbre
Il éclaire toutes les fleurs

Dans le ciel nulle anicroche
Il est bleu et sans pareil
Les abeilles sonnent les cloches

Pour la récolte du miel
C'est la grande métamorphose
De la douce nature et des boutons de rose

Ben, voilà, c'était pas si compliqué, et en plus c'est inédit. Tu parles d'une niaiserie! Heureusement, dès que vous aurez le dos tourné, je fais revenir la pie!

 

L'écureuil et la pie

Les arbres, bâtons morts, semblent vouloir reprendre vie, les oiseaux dans leurs nids esquissent des cui-cui, le jour se traîne, il empiète sur la nuit, des fleurs jaunes s'invitent sur le tapis d'une herbe reverdie. Les levers de soleil n'ont rien à envier à Monet, les insectes s'aventurent dans l'air frais, et voilà un petit écureuil sautillant, il inspecte le jardin, visite le moindre recoin, lance des cris aigus, il espère une réponse de son frère disparu. Un escargot le salue, avec une larme à l'oeil, mais trop accaparé, l'écureuil ne voit rien. Il grimpe sur le noisetier. L'escargot rentre dans sa coquille, il ne veut pas être, à nouveau, le témoin d'une scène sanguinaire. L'arbre rétracte ses feuilles, les oiseaux se sont tus, les fleurs jaunes ont pali et les insectes ont fui. Le rongeur imprudent s'étonne de ce silence, puis voit tourner dans le ciel une pie qui s'élance.
Mais qu'allez-vous penser, je ne vais pas deux soirs de suite vous servir le même dîner. L'écureuil précédent ne fut pas finalement une maigre pitance, il était tendre et dodu. Ainsi la pie repue, n'en voulait pas au petit animal à la queue en panache, elle digérait tranquillement son frère disparu. Ce matin, elle voulait seulement jouer à cache-cache. 

Moralité: honni soit qui mal y pense

La pie et l'écureuil

Un écureuil a traversé le jardin, grignoté un peu de ce sarment de vigne entortillé, puis s'est promené de ci de là, sifflotant parfois. Un tour du propriétaire comme s'il voulait acheter, tous les arbres et cette terre dans l'hiver qui finissait. Il s'est arrêté un instant, pour saluer avec panache, un escargot revigoré par une pluie providentielle, puis a joué à cache-cache avec une pie venue du ciel.
Parmi les feuilles qui bruissaient, le petit écureuil s'est éclipsé, il a grimpé dans le noisetier et, visant l'oiseau avec malice, a recraché les coques vides de son goûter. La pie, piquée au vif dans sa susceptibilité, ne compta pas en rester là. Furieuse, d'un battement d'ailes elle voleta juqu'au rongeur imprudent, exigeant de plates excuses sur le champ. L'animal blagueur, ne pensait pas déclencher une telle fureur. Par défi, le jeune écureuil sans cervelle, se mit à narguer de plus belle le corvidé noir et blanc. Voilà donc un inconscient, se dit la pie en jacassant. Et d'un coup de bec, comme une sentence, fit une maigre pitance du joli petit granivore, qui ce matin encore sautillait d'un pas léger dans le jardin ensoleillé.

Moralité: la nature est belle, au pis elle est cruelle!

Lady Gaga

Lady Gaga, de source sûre, aime le thé, tous les thés, dans une tasse rouge, qu'elle fait suivre partout. Certes, l'information ne fera pas trembler les murs, ni refroidir les réacteurs en fusion, c'était juste une suggestion de...elle ne veut pas que je cite son nom, une ado qui me tourne autour dans la maison..."ceci  n'était qu'une simple et pure plaisanterie...!!! (mais une plaisanterie idiote)", c'est elle qui vient d'écrire cette dernière phrase, profitant d'un moment d'absence pendant lequel j'étais allée surveiller la cuisson de mes encornets. L'ordinateur d'un côté, les casseroles de l'autre, et cette Charlotte qui comme elle dit elle-même fait son "agafarot".Un mot de chez nous dont je ne connais pas la traduction en français, c'est une espèce de petite boule végétale pourvue de minuscules piquants qui s'accrochent aux vêtements et dont on a du mal à se débarrasser. Si vous en connaissez le terme exact, envoyez le moi!
Bon sinon , je n'en sais pas plus que ça sur Lady Gaga, mais je m'intéresse, histoire de ne pas me faire traiter de vieille ringarde, même si elle n'en pense ou n'en pensera pas moins. Je ne parle pas en anciens francs, c'est déjà ça! De son côté, elle ne se barricade pas encore dans sa chambre avec des barbelés autour et des panneaux sens interdit de tous les côtés. En attendant on rigole encore !

V.H.

Totor ?
Il ne répond pas, je crois qu'il dort. Je vais en profiter pour relire quelques lignes, j'ai adoré "Les Djinns" poème de 1828 tiré du recueil " Les Orientales".

Murs, ville, 
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise;
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.

La voix plus haute
Semble un grelot.-
D'un nain qui saute
C'est le galop:
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot. 

Le poème comporte 12 strophes de plus, c'est juste pour vous donner un avant goût, vous trouverez la suite aisément en googlelisant. 
J'aime beaucoup le rythme, la sensation de liberté qui en émane, on part au galop et Totor tient la cadence.

-Vous m'appelâtes? 
-Je ne voulais pas vous réveiller, mes excuses les plus plates.
-Oh vous savez, j'ai l'éternité pour sommeiller, mais dites moi, vous parliez de vos choix?
-Oui, j'ai adoré "Les Djinns", j'expliquais à mes lecteurs pourquoi.
-Parce que vous aussi vous êtes écrivain ?
-Pas du tout, je m'amuse juste avec les mots, je les cultive, les fais pousser puis je les plante dans cette blogosphère, cet espace où nous nous sommes rencontrés, sorte de terre fertilisée.
-Je vois, je vois, tout cela est nouveau pour moi, en fait je ne comprends rien du tout, mais je veux bien être mis au courant. Si je saisis bien , vous pouvez me lire, visiter ma maison, connaître ma vie, tout cela sans bouger d'un pouce?
- Pour votre appartement, je me suis vraiment déplacée, mais on peut certainement y aller virtuellement. Pour tout le reste, effectivement en restant derrière son clavier on a accès à toutes sortes d'informations et on peut communiquer à travers le monde entier.
-Fascinant! Pensez vous que je peux prendre un abonnement? 
-Je ne sais pas, pourquoi pas. Comment ça se passe pour vous, là-bas?
-J'ai eu la joie de revoir mes enfants, mais la vie est très différente, enfin ce n'est pas la vie, la mort est une drôle de vie. On ne fait pas ce qu'on veut dans la vie, dans la mort encore moins. Elle a des exigences beaucoup plus contraignantes, je ne peux pas en dire trop , après elle devient menaçante. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas de stylo et cela restera un de mes plus grand regret de ne jamais avoir pu en tenir un.
Cette fois ci , c'est moi qui dois vous laisser, revenez-moi vite !

Je lui ai fait un signe de la main mais il s'était déjà enfui, s'il revient demain, je lui donnerai mon mail personnel, je ne voudrais pas lasser mes lecteurs innombrables avec ces dicours improbables.

La fin du poème quand même:

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort

On doute   
La nuit...
J'écoute:-
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Victor H.

Totor Hugo: Alors, racontez-moi, qu'avez-vous dit sur moi à votre cercle de poésie?
Moi: Nous avons évoqué votre vie, votre naissance quand "ce siècle avait deux ans", à "Besançon, vieille ville espagnole", et la mort qui rôdait déjà autour de ce petit être fragile que vous étiez. Seule votre mère a cru en vous, et peut-être que de là vient cette force indestructible, qui vous a permis de traverser les épreuves les plus douloureuses sans faire naufrage. Mais je ne vais pas vous raconter votre vie, vous savez mieux que moi ce qu'elle a été.
Totor: Hélas, la chair est triste...
Moi: ...et vous avez lu tous les livres, je sais, mais ça si je puis me permettre ce n'est pas de vous.
Totor: pas du tout ?
Moi: non pas du tout, c'est de Mallarmé.
Totor: dommage, j'aurais bien aimé écrire ce vers là, cette Brise Marine, n'est-ce-pas ?
Moi: c'est cela, mais si j'étais vous, je n'aurez rien à envier aux autres, vous êtes considéré comme le plus grand.
Totor: et vous qu'en pensez vous?
Moi: moi, vous savez, je ne connais presque rien en poésie, je suis vraiment un vermisseau tombé dans le ruisseau, j'ai tout à apprendre. Mais hier j'ai été impressionnée. Par votre vie d'abord, puis par cette oeuvre gigantesque et surtout par ce sens inné de la poésie. Les milliers de pages écrites, l'engagement politique, les drames n'ont pas émoussé cette perception poétique des choses et des gens. Vos vers coulent de source et c'est bien sûr un pléonasme que de le dire. Vos poèmes ont du rythme, ils sont résolument modernes et universels, chacun s'y reconnait...
Totor: c'est trop, c'est trop, mes chevilles vont exploser!
Moi: je ne dis que ce que je pense, si je ne le pense pas , je ne le dis pas.
Totor: et si ce n'est pas trop vous demander, quel est votre préféré?
Moi: là, je dois y aller, je vous repondrai plus tard ou demain, si vous le voulez bien
Totor: vous reviendrez, hein ?

V. Hugo

Quand je lis Victor Hugo, il me vient des complexes complexes. A quoi bon écrire, moi petit vermisseau, tombé dans le ruisseau.
Lui de tout là-haut dans sa barbe ricane "je suis une légende, et il s'en passera des siècles et des calendes avant qu'un autre prétende arriver à mon niveau, je suis Victor Hugo".
Tout à fait d'accord, mais est-ce-que je peux vous appeler Totor?
Faites mon enfant.
Je dois parler de vous ce soir à mon cercle de poésie et malgré toute l'admiration et le respect que je vous dois, j'avoue que je ne sais pas quel poème choisir, une suggestion peut-être?
Cela fait longtemps que je ne me suis pas relu, je ne sais plus, mais je suis curieux de savoir ce que vous direz de moi.
Je vous raconterai, promis, je vous dirai les poèmes choisis.
J'ai visité votre appartement de la Place des Vosges à Paris, mais je ne vous ai pas aperçu, vous n'y revenez plus?
Non je n'aime pas ce qu'ils en ont fait, cette idée de musée figé me déplait.
J'aimerais bien aller à Guernesey, est-ce-que vous me le conseillez?
J'y ai de bons souvenirs et aussi des mauvais, mais c'est une très belle île et on y parle anglais.
Je vais devoir vous laisser, ce fut un plaisir de converser avec vous.
Un plaisir partagé, appelez-moi quand vous voulez.

Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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