Mars 2019

Post diluvien

Une page d'écriture, des ratures. Quand les mots écrits s'effacent plus vite que ne fond la glace sous des ciels azuréens , que le temps quoiqu'il advienne, temps qui passe ou météo, emporte sur son passage et le chêne et le roseau, et la jeune fille et le coquelicot. Comme Ophélia dans la vague, la méduse et son radeau, qu'importe d'être né chêne ou roseau, jeune fille ou coquelicot. L'eau, l'air, le feu emporteront avec eux les promesses d'éternité et les robes en dentelle, les pétales rouge sang et les tourments adolescents.
Les heures s'égrénent en minutes, les minutes en secondes, ding dong dans le clocher inondé, le coq girouette ne sait plus vers quel vent se tourner. Les saints et Dieu lui même ont déserté le navire, Noé s'est noyé. Il n'y a plus rien.

Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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