Les braves gens

C’était la fin des braves gens
Ceux qui ont vécu la misère et la faim
N’en accusent pas pour autant le divin
Sur leurs mains rugueuses et fortes
Des entailles
Les sillons en quelques sortes
De toutes ces heures de travail

C’était la fin des braves gens
Ceux qui connaissent la valeur du pain
N’en épargne pas moins le divin
Sur leur visage buriné
Un sourire
Un désir insatiable de vivre
Une force invincible face au pire

C’était la fin des braves gens
Ceux qui savent la peur du lendemain
Ne croient pas pour autant au divin
Au dessus de leur tête
Point d’auréole
A l’église c’est sûr, ne feront pas la quête
Mais aider son prochain, de solides paroles

C’était la fin des braves gens
Ceux qui offrent l’or du monde à chaque matin
Sans attendre en retour une place à la droite du divin
Ils cultivent leur jardin, respecte l’air
L’astre solaire
Retourne aussi la terre du voisin, de l’ami
Quand surviennent deuils et maladies

Ils vont sans bruit le long des clairs ruisseaux
Souvent un chien les suit ou les précèdent
Il s’appelle Eco ou peut-être Archimède
Ils vont sans bruit le long des clairs ruisseaux
Ils donneraient leur coeur s’il n’était pas trop gros
Ils donneraient leur coeur sans promettre un trésor
Ils donneraient leur coeur s’il battait encore

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