Recuerdo

Ni père, ni mère, ni patrie
La vie comme seul alibi
Une paire de chaussures un jour sur deux
Un chemin sinueux, des bosses et des creux
Il traversa les Pyrénées
Ce n'était pas une randonnée

Il tenait toujours faim de partir
Parce que la faim l'avait fait fuir
Au fond de ses yeux le regard inquiet
De ceux qui ont tout quitté
Le regard orphelin
A qui la vie ne donne rien

Il a construit son empire
Sans avoir appris à lire
Il ne comptait que sur ses mains
Travailler c'était son métier à temps plein
Du soir jusqu'au matin
Du matin jusqu'au lendemain

Il était polyglotte, un mélange savant
De français, de patois, de castillan
Dans lequel au saut du lit
Il se racontait sa vie
Une histoire imaginaire en V.O
Dont il était le héros

L'épilogue ici-bas, car tel est le destin
Que l'on soit nanti ou orphelin
El tonto come el loco
Il laisse en héritage, l'abuelo
Ce curieux adage, ce crédo
Jamais ne renonce
Cuenta con tus manos, cuenta con tus manos, amigo
Hasta siempre, Francisco

Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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