Chloé quatre saisons

Chloé parlait
Comme parle les fous
Ne disait ni je ni nous
Toujours troisième personne
D’un singulier destin
Attendre que le téléphone sonne
Attendre un signe de la main

Chloé sait bien
Les fêtes
Et les défaites aux lendemains
Furieux désirs des corps
L’âme et le coeur en désacorps
Jeu de mots
Lancinantes douleurs pour décor

Chloé à la fin d’un été
Des souvenirs ratés
Pareils à des milliers d’autres étés
Etre ou avoir été
Etre manquant actes manqués
Oublier les ils
Avec un Lexomil

Chloé feuille d’automne
Couleurs mordorées puis fanées
Le goût acidulé des pommes
Premières gelées du matin
Ecrits dans le vent marin
Le quotidien qui s’égrène
Tel une grappe de raisin

Chloé aux portes de l’hiver
Goûtera-t-elle aux fruits amers ?
Ou bien un feu de cheminée
Du bois consumé qu’en restera-t-il ?
Traces indélébiles
Ou subtil privilège
D’un pas léger dans la neige

Chloé au printemps
Inexorablement
Souvenirs effacés par la rosée des prés
Singulier ou pluriel
S’en remet au destin
Débranche son téléphone
Et se donne la main

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Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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