Sous le figuier

Sous le figuier le passé se transforme
Dans ce jardin, les traces du fantôme
La présence malgré la disparition
Un jour l'air ne rentre plus dans les poumons
Et le bel italien, Giuseppe de son prénom
N'est plus qu'un souvenir
On garde le meilleur et on oublie le pire
Les longs couloirs d'hôpital
Le long couloir fatal

Sous le figuier, les souvenirs transformés
Sur cette terre, il cultivait son jardin secret

Terre nourricière, terre d'adoption
Pourtant toujours l'angoisse de l'abandon
Comme un atavisme désormais
La peur dans nos gènes d'être déracinés
Le jour où l'air n'est plus rentré dans ses poumons
Il a crié je vais crever
On lui a dit mais non ça va passer

Il était loin de son figuier, de ses vignes, de son jardin secret
Un univers aseptisé
Pour si peu d'air dans ses poumons
La dernière chance ne lui a pas souri
A cela tiennent nos vies
Il était né en Italie
Mais qu'importe quand on meurt
Que l'on meure dans son lit
Qu'importe le décor quand on quitte son corps

Sous le figuier, dans son verger
J'aperçois souvent son ombre
Dans le jardin, je distingue des formes
Cette terre, c'est ma terre nourricière
Enracinée comme ce figuier
Qu'elle est douce cette ombre
Ses feuilles m'aident à respirer
J'insufflerai à nos mémoires tout cet air qui t'a privé d'espoir
Bel italien, homme au grand coeur, même sans ton corps
Sous le figuier dans ton décor
A nos côtés tu vis encore

Dépôt légal Janvier 2011-Tous droits réservés- 

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