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Blog

Un blog pour mes "déblogages" cérébraux. La vision de  mon petit globe quotidien, le monde dans lequel j'évolue, fait des faits de saison (divers, d'été, etc...), agrémenté d'un soupçon de poésie, d'une note de dérision et d'un grain de non sens.
Pas de grandes théories philosophiques, d'analyses socio-politiques, d'hypothétiques avis intellectuels.
Juste les petits riens du temps qui passe, ce temps imparti dans un espace défini.
Vos avis m'intéressent, laissez-moi vos commentaires, ce qui vous fait fondre, vous fait vous morfondre, venez "débloguez" avec moi...à tout de suite...

 

P.S: dans le menu vertical vous retrouverez les derniers billets du blog, ainsi que tous les autres dans la rubrique blog du menu horizontal

Dans Août 2021

Par-i par-eil

Par Le 07/08/2021

J'ai fait deux tartes soleil
A déguster entre amis
Débouché une bonne bouteille
Tandis que le jour s'enfuit
Il sera demain la veille
D'un avenir accompli
Par delà monts et merveilles
Sur les chemins à l'abri
Sans aller jusqu'à Marseille
Encore moins à Paris
Quand la lune se réveille
Que les verres sont remplis
Un liquide rouge vermeil
Coule sur ce paradis
Les invités sous la treille
Affichent un sourire ravi
Dans l'osier d'une corbeille
Une abondance de fruits
Pêches prunes ou groseilles
Framboises myrtilles cassis
A l'ombre d'une tarte soleil
Les appétits sont assouvis
Lorsque les yeux s'ensommeillent
Aux alentours de minuit
A ce moment sans pareil
Il est temps de dire merci !







 

Dans Août 2021

Guet-apens

Par Le 06/08/2021

En goguette sur une gondole
Se gobergeaient sans égard
Un groupe de vilains canards
Gontran Gustave Gudule

Goguenards à particule
Sur les canaux de la lagune
Gueulaient dans le clair de lune
Et leur gouaille tapageuse
Gâchait la nuit silencieuse
Gavés de grands crus classés
De géantes assiettes étoilées
Ils divaguaient dans le noir
Galvanisaient les regards
L'un des trois tente une gigue
Point n'était futé le zigue
Bien sûr la gondole bascule
Gontran Gustave Gudule
Se retrouvent immergés
Ils ne savaient pas nager
Le canal grouillant de carpes
Ils auront servi d'agapes
Aux gros poissons affamés
Quand on ne sait pas naviguer
Sur une embarcation tanguante
Mieux vaut prendre la tangente
Et pour faire ribouldingue
Se tenir à la carlingue






 

Dans Août 2021

Sanguine

Par Le 05/08/2021

Du rouge
Jusqu'au bout des doigts
Couleur vive
D'apparat
Du rouge
Jusqu'au bout des lèvres
Teint porcelaine
De Sèvres
Du rouge
Jusqu'au bout des veines
Des transports
De l'oxygène
Du rouge
Jusqu'au fond du cœur
Les tourments
Et les ardeurs
Du rouge
Jusqu'au fond du verre
Les écrits
Vaines prières
Du rouge
Jusqu'au fond des tripes
Toutes les passions
S'extirpent
Quand il faut payer
Comptant
Rubis sur l'ongle
Ou à crédit
Du rouge
Sur les non-dits
Et plus tard
Dans les regards




 

Dans Août 2021

Bonhommie

Par Le 04/08/2021

Il était plus grand qu'un homme
Bien plus haut que quatre pommes
Une stature de colosse
L'envergure de l'albatros
Un regard panoramique
Sur l'univers et sa musique
Par ses oreilles d'éléphant
Les cris et chuchotements
Résonnaient fort en dedans
Dans son coeur hypertrophié
Il recelait les secrets
D'une part de l'humanité
Sous son allure de géant
Se cachait une âme d'enfant
Quand de ses yeux coulait de l'eau
Il remplissait des ruisseaux
Il était plus grand qu'un homme
Et croquait à pleines dents
Tous les arbres couverts de pommes
En attendant le printemps
Ses mains ouvertes sur le monde
Se tendaient avec chaleur
Des kilomètres à la ronde
Il promenait sa bonne humeur
Et s'il riait dans sa course
Sans vouloir gêner personne
Il déclenchait des secousses
Parfois même des cyclones
Il était plus grand qu'un homme
Les petites gens ne l'aimaient pas
Ils le trouvaient tous hors norme
Trop ceci ou trop cela
Alors le plus grand des hommes
Pour fuir sa mauvaise fortune
En faisant un pas de gnome
S'est retrouvé sur la Lune
De là-haut il pouvait voir
L'étendue de la galaxie
Ses congénères se mouvoir
Microscopiques fourmis
Il était plus grand qu'un homme
Mais ressemblait point par point
En comparant son génome
A tous les autres êtres humains





 

Dans Août 2021

Bestiaire

Par Le 03/08/2021

Je n'ai pas une taille de guêpe
Le miroir aux alouettes
Veut en tout cas que je sache
Que je tiens plus de la vache
Au niveau de la silhouette
Si parfois j'ai les abeilles
Alors je baye aux corneilles
Ou je ne fais rien du tout
Le soir entre chien et loup
Je ne pèche par omission
Qu'en taquinant le goujon
Muette comme une carpe
Lorsque le sujet m'échappe
Bavarde comme une pie
Quand j'écris de la poésie
Même si je lis dans les regards
Qu'elle ne casse pas trois pattes à un canard
Aussi têtue qu'une mule
Comme une chouette noctambule
Au milieu de mes insomnies
Je fais des yeux de merlan frit
Mais ils peuvent être de biche
Pour un mot une rime riche
Inutile de ménager
Et la chèvre et le chou
Si vous me donnez rendez-vous
Je préfère appeler un chat un chat
Qu'être blanche comme une oie
Puis un jour quand l'hirondelle
Ne fera plus le printemps
J'aurais pris du plomb dans l'aile
Il sera peut-être temps
D'entonner le chant du cygne
Derniers vers entre les lignes

Sans souci du lendemain
Une plume à la main



 

Dans Août 2021

Gone with the wind

Par Le 02/08/2021

Le vent souffle
Léger léger
Léger souffle
Sur l'été
Atmosphère
Douce-amère
L'air frissonne
Pluie d'automne
Les bourrasques
Bas les masques
Messagères
De l'hiver
Courant vert
Les mystères
En mouvement
Du printemps
Ainsi passent
Tour de passe
Les saisons
Tourbillons
Quelques pieds
Légers légers
Pour la rime
Souffle intime

 

Dans Août 2021

Ecriture automatique

Par Le 01/08/2021

Le froid dure
La froidure
L'émotion
De censure
Les couleurs
En coulure
Sur les murs
Les murmures
Éraflures
Aux tympans
Les voussures
L'art roman
Au-dessus du portail
Graffitis
Fétus de paille
Confettis
Des détails
Envoyés
Dans le vent
Des instants
Balayés
Par le temps
Encablures
Sur la mer
Les morsures
De l'amer
L'eau salée
Panse les plaies
Un sérum
De vérité
Et du rhum
Arrangé
Un mariage
De princesse
Sur la plage

En détresse

Des bouteilles
Échouées
A la veille
D'un été
Présent futur
Éclaboussures
Éclats de lune
Sur la lagune
Des reflets
Irisés
Un regard
Sous le phare
La prunelle
Mirabelle
En son cœur
Une liqueur
La chaleur
La froidure
Rien ne dure






 

Nuitée

Par Le 31/07/2021

Les heures singulières
Dansent dans la nuit
Le temps délétère
Se teinte d'ennui
Ce qu'il faut de bleu
Pour rêver un peu
Une courte trève
Quand le jour se lève
Le mystère de l'aube
Soulève sa robe
Et déjà demain
Dans le ciel éclaire
Les pas sur le chemin
Clarté éphémère
Qui s'enfuit au loin
Seule dans les jardins
La terre tarie
Se gorge de pluie
Avant que l'été
L'espace d'une soirée
Dans un souffle polaire
Ne devienne hiver