Un point c'est tout !

A la cime du mot cime, sur le pic de l'imisphère, j'aurais bien mis un châpeau. Un châpeau sur le chapeau, non mais vous travaillez du chapeau, point de chapeau ni sur le i ni sur le a ni sur le o. Le o de quoi, le o du haut. Vous dites point de chapeau mais le point vous le mettez où? Sur chapeau point, sur cime, en haut de l'imisphère. C'était pourtant si beau cîme avec un châpeau, comme sous un châpiteau. J'en mets un par superstition, pour protéger les trapézistes, pour ne pas qu'ils tombent de haut. Un châpiteau sans châpeau, ouvert à tous les vents, et vlan, le fil suspendu se dépend et la danseuse de corde danse dans le néant.
Pour cime c'est pareil, j'en mets un pour protéger le i de l'air trop frais des hauts sommets, ou pour abriter les oiseaux, sur les branches très élevées, un petit toît pour qu'ils aient chaud. Toit non plus n'en veut pas. On s'étonne ensuite de la disparition de l'artisanat, plus de chapeau pour personne, plus de chapelier qui façonne.

"Il y avait une pomme
A la cime d'un pommier
Un grand coup de vent d'automne
La fit tomber sur le pré

Pomme, pomme,
T'es tu fait mal ?
J'ai le menton en marmelade
Le nez fendu
Et l'oeil poché"

extrait de "La pomme et l'escargot" de Charles Vildrac

Un souvenir d'école, et je suis persuadée qu'en ce temps là, tout là-haut, le mot cime portait un chapeau!

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