Articles de barbaraburgos
WTF ! (What The Fuck)
J'ai suivi un cours intensif de FLE (Français Langue Étrangère) pour être en mesure de comprendre mes congénères de moins de trente ans.
C'était chaud, un peu le zbeul au début mais comme j'étais déter, maintenant ça passe crème, je suis opé en mode bilingue.
En vrai j'ai quand même eu le seum face à l'étendue de mon ignorance, j'ai presque failli être en dep. Je ne parviens trop pas à tout traduire mais à force de charbonner, y'aura moyen d'avoir la moyenne. Ça m'aura fait ma journée, c'était trop stylé d'apprendre une nouvelle langue, en vrai j'ai surkiffé !
Je vais me poser OKLM puis j'irai m'enjailler avec mon crush, ça sera ma meilleur vie.
Une question me taraude cependant, est-ce-que Ken a ken Barbie ? Perso je les ai toujours trouvés grave chelous ces deux là
Réunion
Une libellule est née
D'un gribouillage
Au crayon à papier
Une fée un peu volage
Entre les lignes du cahier
Elle s'élance dans les airs
Un ciel sans nuage
Evasion salutaire
S'éloigner des orages
De cette cage de verre
Une libellule sauvage
Des fils de soie ailés
Un fragile métissage
Sur une feuille quadrillée
Le temps devient plus léger
Aller voir à Yeur si j'y suis
J'ai voulu aller ailleurs
Je n'avais pas l'adresse
Une maladresse ?
Dernier domicile connu
Une impasse au bout de la rue
Crépuscule sur le boulevard
Poussière de craie sur le trottoir
Les certitudes se diluent
Voie barrée sur l'avenue
J'ai voulu aller à Yeur
Tu n'y étais pas
Un cheval de Troie ?
Dernière maison au fond de l'allée
Fantôme d'un hôtel particulier
Crépuscule sur le boulevard
Halo de réverbère sur le trottoir
Convictions nulles et non avenues
Voies sans issue
"Est-ce que tu sais"
"Indispensable l'envie
Redoutable le temps"
"Quand les larmes montent
Quand le moral descend "
"La photo de la forme des nuages
Celle de la forme de l'eau
Juste avant le naufrage"
-J'ai un autre TOC, celui d'écouter des chansons en boucle, presque jusqu'à l’écœurement
-T'es quand même vraiment siphonnée toi, pour ne pas dire chelou
- Tu trouves, tant que ça ? Et c'est bien que tu emploies siphonnée parce que j'y aurais fait une faute
- Honte à toi
-Comme tu le sais je ne m'appelle pas Robert
-Tu ne t'appelles pas de plein de noms mais te rappelles-tu seulement le tien ?
- Parfois j'oublie
-Bon, sinon c'était pourquoi ces citations ?
- Des extraits de chansons de Gaëtan Roussel dans son nouvel album "Est-ce que tu sais?"
- Je croyais que t'aimais pas
- Y'a que les imbéciles qui se découvrent pas d'un fil
- Et donc ?
- Donc, c'est beau comme de la poésie, ça m'émeut
- Pitié pas l'autruche
- Non, j'en suis plus là
- Content pour toi
- L'une des chansons s'intitule "Les matins difficiles"
- Ils le sont pour toi ?
- Non généralement pas, sauf après quelques nuits sans encore moins de sommeil que d'habitude
- L'habitude t'aimes pas ça de toute façon
- Oui tu as raison. Mes matins ne sont pas difficiles, ils sont teints de doutes, de certitudes, d'une douce clarté...
- Des matins teints parfumés au thym en lisant Tintin je suppose
- Non pas tout ça. Je tenais peut-être le début d'un poème, tu m'as interrompue dans mon élan créateur
- Oh la la, les grands mots. Je te laisse te concentrer sur ton œuvre
- Non ne pars pas ! J'aime bien nos conversations et puis j'ai plus d'inspiration
- Je te rappelle que tu ne discutes qu'avec toi-même
- T'es vraiment rabat-joie toi
- Ça tombe bien je suis plus là
La quadrature du cercle
Cadavre exquis
Une table carrée
Un cercle de poésie
Des mots des regards
Des secrets enfouis
Au fond du tiroir
Il ferait beau
Prendre l'air du soir
Inventaire à la Prévert
Une table ronde
Tournent les secondes
Ouvroir potentiel de littérature
Liberté ou auto-censure
L'un reste l'autre part
Au fond du tiroir
Dansent les papillons du soir
Anagramme de Marie
Un cercle en poésie
Des calligrammes d'Apollinaire
De l'alcool des rimes des verres
Au fond du tiroir
Dans l'air du soir
Meurent les phalènes
La joie vient-elle après la peine ?
Emma Bovary Song
Emma tu te débats
Dans des ébats imaginés
Tu ne sais pas vivre
Pour de vrai
Du luxe à la luxure
Tu ne sais pas vivre
Non tu ne sais pas
Et tes amours ne durent
Ne durent qu'un soupir
Qu'un instant
Une vie de Flaubert
De Maupassant ?
Tu te débats Emma
Des hauts des bas
Dans tes ébats
Emma
Emma tu te grises
D'heures exquises
De sentiments
Et Jeanne sort du couvent
Des maris décevants
Une vie en Normandie
C'est parfois désolant
Sensuelle Emma
Tu rêves de caresses
De mains déchirant tes bas
Mais de vaines promesses
T'entrainent toujours plus bas
Tu te débats Emma
Des hauts des bas
Dans tes ébats
Emma
Et tes amours ne durent
Qu'un flacon de cyanure
Extravagante Emma
Déjà sonne le glas
Tu débats avec la mort
Jeanne pleure dehors
"La vie ça n'est jamais si bon
Ni si mauvais qu'ont croit"*
Mais pas pour toi Emma
Pas pour toi
Tu n'as jamais compris
Comment vivre ta vie
Il est trop tard Emma
Trop tard pour toi
Mais pas pour moi
Emma
Pas pour moi
Et pas pour toi et moi...
*citation de Flaubert dans une lettre à son ami Maupassant
A l'heure de nos chimères

Un petit poème d'après la dernière toile de mon amie Marie
A l'heure de nos chimères
L'heure tourbillonne
Indomptable mouvement
Et la grande aiguille sonne
A la porte du printemps
L'heure tourbillonne
Un soleil iridescent
Diffuse des flammes jaunes
A l'aube d'un été brûlant
L'heure tourbillonne
Faire un vœu souffler au vent
L'écho des chimères résonne
Par delà l'enfermement
L'heure tourbillonne
Des promesses de beau temps
Quand les minutes monotones
S'effaceront éternellement

In the mood
L'absence interdite
Interdite face aux sentiments
Sensations inédites
La peau jamais ne ment
Désorientée par un écrivain
Les mots resteront vains
A l'abri des portes cochères
Lourdes comme des aveux d'adultères
Choisir les pleurs ou le désir
Avoir peur de tout détruire
Les deux amants hypothétiques se sont rejoints
Dans le discernement d'une attraction lunaire
Comme dans ce film plein de violons
Violences des émotions
Dans l'ombre des portes cochères
Ces frissons qui parcourent les peaux
Sublimer le doux mal en mots
Effleurements des lettres sur le clavier
Caresses couchées sur du papier
Un baiser idéal jamais reçu jamais donné
Le plus bel amour n'est pas celui qu'on a perdu
N'est-il pas celui qu'on n'a jamais vécu ?
Giboulées
Le printemps frappe aux carreaux
Il fait pleuvoir
Il fait beau
Le vent du nord vient de la plaine
Il fait joie
Il fait peine
Les nuages s'en vont s'en viennent
Il fait plus loin
Il fait petit matin
Le passé se défait de ses chaînes
Il fait tombée du jour
Il fait lourd
Les jours dérivent vers ailleurs
Il fait meilleur
Il fait midi
Et puis la nuit
Et puis la nuit
C'est quoi ce délire ?
J'entendis ce matin à la radio une information qui aussitôt réveilla mon cerveau: journée de la schizophrénie. Je n'avais pas perçu le S , renseignements pris il s'agissait d'une semaine consacrée à cette maladie. Et pour moi l'occasion de faire une mise au point sur mon utilisation abusive de la question. Je ne ferai pas un cours de psychiatrie, je soulignerai juste que la schizophrénie n'est pas un dédoublement de personnalité comme cela peut être couramment admis et véhiculé souvent au cinéma.
Il y a des symptômes dissociatifs, avec une perception altérée de la réalité mais aussi des symptômes dits positifs (parce qu'ils font du bruit pas parce qu'ils sont sympas), délires, hallucinations et des symptômes négatifs, isolement, apathie et surtout une grande souffrance.
Je garde une grande empathie et sympathie envers ces patients pour avoir travaillé des années auprès d'eux. Pourquoi alors alimenter moi-même de fausses croyances quant à cette pathologie ? C'est la question que je me suis posée, et les circonstances se prêtaient aujourd'hui à rétablir la vérité.
Preuve aussi que je peux écrire de sérieuses choses, en prose.
-Oui mais t'es pas drôle
Ma douce folie ne se taira donc pas, décidément on ne se refait pas