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Un blog pour mes "déblogages" cérébraux. La vision de mon petit globe quotidien, le monde dans lequel j'évolue, fait des faits de saison (divers, d'été, etc...), agrémenté d'un soupçon de poésie, d'une note de dérision et d'un grain de non sens.
Pas de grandes théories philosophiques, d'analyses socio-politiques, d'hypothétiques avis intellectuels.
Juste les petits riens du temps qui passe, ce temps imparti dans un espace défini.
Vos avis m'intéressent, laissez-moi vos commentaires, ce qui vous fait fondre, vous fait vous morfondre, venez "débloguez" avec moi...à tout de suite...
P.S: dans le menu vertical vous retrouverez les derniers billets du blog, ainsi que tous les autres dans la rubrique blog du menu horizontal
Par
barbaraburgos
Le 05/05/2021
Je ne suis pas un robot
J'ai cliqué trois fois
Sur des vélos
Coché au bon endroit
Je me sens plus humaine
Ma foi
Que cet outil moderne
Qui pourtant me promène
Dans des contrées
Sans loi
Me fait voir du pays
Sans sortir de mon lit
Il veut la certitude
De mon humanitude
Une autorisation
D'accéder
Aux options
Paradis cathodique
Exit la religion
Jésus n'est plus légion
Marchands du temple
De la surconsommation
Des pommes en exemple
Fruits du péché originel
Gratifiés de pixels
Nouveaux dieux
Dans les cieux
Je ne suis pas un robot
Je suis vraie
Bien en chair
Pas une réalité
Virtuelle
Je ne vénère
Pas plus les nouvelles
Que les anciennes divinités
Pour cette faute
Je serai châtiée
Mon écran
Vient d'annoncer
Une fin du monde
Dans douze secondes
Mais je ne suis pas un robot
J'ai cliqué sur trois vélos
Preuve de mon humanité
Je sais enfin différencier
Le bon grain de l'ivraie
Par
barbaraburgos
Le 04/05/2021
Un type bleu
En jeans
Une photo
Indigo
Denim
Un type bleu
Monochrome
Négatif
Supplétif
De l'homme
Un type bleu
Anachronique
Un cliché
Décalé
Charismatique
Un type bleu
Photosensible
Une pellicule
Au crépuscule
Inaccessible
Un type bleu
Qui s'étiole
Un portrait
Dégradé
Au vitriol
Un type bleu
Anarchiste
De profil
Sur le fil
De l'artiste
Un type bleu
En jeans
De trois-quart
Aux beaux-arts
De Nîmes
Un type bleu
Cyanotype ?
Sous les gouttes
Tous les doutes
Se dissipent
Par
barbaraburgos
Le 03/05/2021
Vivre sans toit
Homeless
Si tu me laisses
Aux abois
Sans adresse
Divaguer
Je me perdrais
Vivre sans toit
Footloose
Si tu me lâches
Dans les bois
Un soir de blues
Sans attache
Je tomberais
Vivre sans toit
Nomadic
Si tu m'expliques
Sans émoi
Comment sans toi
Loin de ta voix
Je survivrais
Vivre sans toit
I'm not mad
Si tu me persuades
De l'impossible
De cette idylle
A domicile
Je comprendrai
Vivre sans toit
For ever
Si ce n'est plus l'heure
Il restera
De cette histoire
Tant de douceur
Je m'en souviendrai
Et si un jour
Du futur
Ou du passé
Le retour
Nous souriait
Si de nos sorts
L'ironie s'inversait
Vivre avec toi
Home safe
Si changement d'adresse
Bien à l'abri
Sous tes caresses
Un nid douillet
Je m'endormirai !
Par
barbaraburgos
Le 02/05/2021
Tes petits cœurs
Ne m’écœurent pas
Ils font battre en moi
Des pulsions créatrices
Au rythme de tes messages
Pulsations tentatrices
Malgré le décalage
Je t'écris à cœur ouvert
Sous inspirateur naturel
Contractions systoliques
A la lecture de tes mails
Au rythme de tes mots
Pointes paroxystiques
Un souffle de renouveau
Je veux t'apprendre par cœur
Compenser toutes les peines
Tant qu'il est encore l'heure
Sans que les plaies ne saignent
Au rythme de nos artères
Fibrillations ventriculaires
Sans déveine pulmonaire
Tu me mets du baume au cœur
Pure bouffée d'oxygène
Un soupçon d'adrénaline
Réanime mes poèmes
Au rythme de nos thèmes
Hypertension sanguine
Quand tu me dis je t'aime
Par
barbaraburgos
Le 01/05/2021
Pour la fête du taf, je ferai le minim en explorant une nouv tendance à parler troncat.
Ce mat je suis allée à la boulang acheter un pain tranché. J'ai ensuite élagué quelques branches d'arb qui poussaient zarb avant de raccourcir les brins d'herb dans le pré. Et comme on ne fera pas de l'avant un après, j'ai profité de l'inst en buv une coupe de champ langoureusement installée sur mon canap. J'aurais pu perdre la tête, j'ai pas été décap. Je vais pas en faire un dév, c'était un mom de rêv, mais la clochette a sonn, c'était même pas mon phon, c'était celle du mug, du brin du 1er mai, qui coupa court à mes épanchements, abrégeant ainsi l'instant.
Faut pas sortir d'une école d'ing pour parl commak mais pas sûr que j'en fasse une poés même si tel était mon dés.
Je vais donc écourter ce massacre de mots à l'apocopeuse et vous souhaiter un joli mois de mai, un brin pluvieux en ce premier
Par
barbaraburgos
Le 30/04/2021
Le cadavre exquis est un jeu graphique ou d'écriture collectif inventé par les surréalistes, en particulier Jacques Prévert et Yves Tanguy, vers 1925.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cadavre_exquis
Pourquoi Déborah aborda Théodore, alors que dehors la Lune d'or se reflétait sur les corps ?
Dorothée voulait aussi goûter aux charmes flous des voluptés. Théodore était d'accord mais saurait-il toutes deux les contenter ? Sous des abords timides, il cachait un cœur torride, Théodore torréador sans mise à mort.
A la dérobée il donna rendez-vous à Dorothée, et leur rencontre déborda en une effusion de sentiments fous. Puis ils se firent un thé, Dorothé adorait ça. Éludant Déborah, qui s'était parée d'une belle robe d'organza, Théodore partit en bateau pour à bord oublier les bobards balbutiés.
Il fit le tour du globe, dériva jusqu'au bout du monde, se bourra dans tous les bars à la mode. Il finit par perdre sa latitude aux abords du triangle des Bermudes. Mais au moins avait-il oublié et Dorothée et Déborah.
Puis un matin, il échoue sur une plage de la Barbade, il se réveille et se rappelle. C'est alors qu'à bâbord, loin très loin au large de Brest, il aperçoit Barbara !!! Épanouie, ravie, ruisselante sous la pluie. Car il pleuvait sans cesse ce jour là (mais tu ne t'en souviens pas)
Tu crois que tout Teddy ? Pas sûr si Édith l'édite en méditant sur ses anciens amants
Par
barbaraburgos
Le 29/04/2021
J'aurais voulu
Que le rêve continue
J'aurais voulu
Connaître
La douceur de tes mains
Sur ma peau mise à nue
Hier n'était plus un traître
Demain
Pas un peut-être
Dans ce temps qui fluctue
Cette voix sans issue
J'aurais voulu
Boire
Jusqu'à plus soif
A tes lèvres brûlantes
Face à face
Ressourcer nos espoirs
De ces longues traversées
Où le doute s'implante
Finit par triompher
J'aurais voulu
Sentir
L'impudeur du désir
S'emparer de nos corps
A en perdre le nord
A en perdre la raison
L'espace d'une chanson
Puisque le frisson s'efface
Hélas
J'aurais tant voulu
Que le rêve continue
Par
barbaraburgos
Le 28/04/2021
Rouler vers l'est
Vestiges romains
Dans la rue Fresque
Les magasins
Rideaux tirés
Monde en déclin
Rien n'est semblable
Sur les tables
Plus de festin
Rien n'est pareil
Visages masqués
On vous surveille
Rouler vers l'est
Temple de Diane
Voûte céleste
Déesse diaphane
Vertiges divins
Rien n'est pareil
Dans les jardins
Quand la Lune veille
Rien n'est semblable
Aux petits matins
Les lourds réveils
Inéluctables
Rouler vers l'est
Soleil levant
Lâcher du lest
Se sentir vivant
Rose des salins
Rien n'est pareil
Entre la veille
Et le lendemain
Rien n'est semblable
Si plus loin
Le soleil affable
Réchauffe les mains