Blog

Un blog pour mes "déblogages" cérébraux. La vision de  mon petit globe quotidien, le monde dans lequel j'évolue, fait des faits de saison (divers, d'été, etc...), agrémenté d'un soupçon de poésie, d'une note de dérision et d'un grain de non sens.
Pas de grandes théories philosophiques, d'analyses socio-politiques, d'hypothétiques avis intellectuels.
Juste les petits riens du temps qui passe, ce temps imparti dans un espace défini.
Vos avis m'intéressent, laissez-moi vos commentaires, ce qui vous fait fondre, vous fait vous morfondre, venez "débloguez" avec moi...à tout de suite...

 

P.S: dans le menu vertical vous retrouverez les derniers billets du blog, ainsi que tous les autres dans la rubrique blog du menu horizontal

De bon heur

Par Le 17/02/2021

Mer de brume matinale
Les vignes un peu bancales
Un rapace quelques souris
Dans ce temps imparti


Rayons obliques d'ultra-violets
Filtrés par les nuages
L'horizon hypothétique deviné
Dans ce naissant paysage


Une chapelle romane
Des ronces sur le chemin
Dans un pré deux ou trois ânes
Savoir aller plus loin

Effacer les goutelettes en suspens
Voir briller le disque incandescent

Dépasser l'épais brouillard
Et serein goûter l'espoir

 

 

 

 

Beau temps ?

Par Le 16/02/2021

Il fait bleu, il fait vent
Et le souffle d’Éole s'engouffre dans les blousons
Un jour sans école, les mystères de la création
Il fait bleu, il fait vent
Des mots d'enfant
Et les fleurs chinoises s'envolent plus loin vers l'horizon
Il fait bleu, de l'eau salée, des embruns, paroles sibyllines
Il fait vent, brise marine
Incompréhension de l'enfant
Face à l'incrédulité des grands
Il écarquille ses deux yeux
Il fait pourtant beau temps
Dans les allées du bon dieu
Désolée mon enfant, je crois plus au vent et au bleu
Qu’au royaume des cieux
Et du mystère de la création
J'ai résolu la question
Ah bon!

Classé X

Par Le 15/02/2021

J'ai des complexes, je suis perplexe à la lecture de mes textes. Pourtant je continue chaque jour à exfiltrer des méandres filandreux de mon expectatique cerveau, des mots, à en extraire des idées, à exploiter mes idéaux ex abrupto.
J'extrapole du nord au sud, j'exulte et s'exhalent de mon myocarde extatique des sentiments extravagants, d'exquises inclinations. J'expérimente d'indiscrètes sensations, une exégèse sans réelle explication. J'exagère dans le mystère, une attitude sibylline, préserver sa part intime ?

Ex-voto virtuel en rime, exploiter ses maux en mots pour extirper la substantifique moelle de l'existence. J'excelle dans le doute existentiel mais l'important n'est-il pas d'avoir des tourments excessifs ? Ne pas se contenter de l'approximatif. Sentir battre le palpitant, s'exalter avec candeur, exiger le meilleur même quand le monde ne tourne pas rond à l'extérieur, qu'il ne fournit pas toutes les explications.
Se laisser désaxer par les lois de l'attraction et savoir se poser sans exaspération. Carpe diem avant l'extrême onction !


N.B: certains mots ne sont pas exacts mais se sont laissés détourner pour l'exercice !

Oubliettes

Par Le 13/02/2021

Je ne voudrais pas oublier
La douceur de ta peau
La pluie sur les carreaux
En ce soir de janvier


Je ne voudrais pas oublier
Tes bras autour de moi
Le soleil qui brillait
En ce mois de juillet


Je ne voudrais pas oublier
La caresse de tes mots
Le vent dans les chéneaux
Aux petits matins de mai

Je ne voudrais pas oublier
Mais le temps abandonne
Les souvenirs secrets
Aux premiers jours d'automne

Il les range plus loin
Et poursuit son chemin
Les laisse s'effacer
Pour espérer demain




 

Patience et longueur de temps...

Par Le 13/02/2021

Prendre son mal en patience
Quelle drôle d'expression
Assignée à résidence
En quête d'explications
Je compte les billets d'absence
Cherche réponse à la question
Dans le sillon de mes errances
Hypothétiques solutions
Mais l'écho sourd du silence
Anéantit mes ambitions
A la lueur de mes espérances
Dansent des points d'exclamation

Prendre son mal en patience
Une intime conviction
Assignée à résidence
En quête d'inspiration
Je contemple mon ignorance
Emets des suppositions
Dans le flot de réminiscences
Halos d'illumination
Mais trop peu de résonnance
Pour nourrir mes illusions
A la lueur de mes errances
Dansent des points de suspension





 

Expressionnisme

Par Le 12/02/2021

J'ai un petit pois sous mon matelas, c'est peut-être pour ça que je ne dors pas
J'ai un caillou dans ma chaussure, difficile de marcher droit
J'ai le compas dans l’œil, ça m'empêche d'y voir clair
Je suis souvent à côté de la plaque, je confonds aujourd'hui et hier
Je n'aime pas la barbapapa, ce n'est pas une expression c'est un fait
Je passe du coq à l'âne, mais aucun des deux ne me satisfait
J'écris comme je respire, ça ce serait mentir
J'en vois des vertes et des pas mûres, je n'en fais pourtant pas de la confiture
Et quand je ne tourne pas rond, il me vient des questions sur les racines carrées
Ou bien je prends la tangente pour partir à Tanger
Mais je ne suis jamais allée à Tanger et la tangente je ne sais pas ce que c'est
Alors je reste plantée là, avec mes racines carrées, mes questions
Et une crainte pour Cendrillon
Est-ce désormais à 18 heures qu'elle se change en potiron ?


 

A moitié vide

Par Le 12/02/2021

Pas facile de trouver de la poésie dans chaque jour quand la mosaïque des horreurs humaines s'affiche devant nos yeux.
"Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien" disait Pierre Desproges. Aujourd'hui, je songe à en adopter un.
Pas facile de se laver les yeux et les oreilles, de ressortir indemne d'une journée de dur labeur passée à aider ses semblables.
Semblable toi-même, l'entends-je me souffler. Mais les mots sont verrouillés, les doigts paralysés sur le clavier.
La magie d'un rayon de soleil couchant sur les sommets enneigés, la rencontre d'un faisan serein sur le bord de la route n'auront su me distraire de ces ignominies.
Les belles plumes, élevées puis lâchées pour quelques heures de liberté, se feront tirer demain par des chasseurs bedonnants.
Les glaciers finiront par fondre précipitamment provoquant une montée subite des océans et l'anéantissement de l'ère du vivant.

"Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne". Sacré Pierrot, toujours le mot pour rire.
"Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver".
Heureusement on est en février

 

Ligne d'horizon

Par Le 10/02/2021

Montagne bleue
A l'horizon
Ligne de tes yeux
Haute tension
Arbres inertes
A l'encre de Chine
Tableau sous la bruine
Vue d'une fenêtre
Une lucarne contemplative
Loin des néons
Une digression méditative
Pour s'échapper d'une réunion

Montagne bleue
A l'horizon
Loin de tes yeux
Baisse de tension
Arbres inertes
Par la fenêtre
Une île déserte
A l'encre de Chine
La pensée chemine
Entre les néons
Grande évasion
Par le faux plafond